Ainsi, en Europe, on s’est soudain rendu compte de ce qu’il y avait des producteurs agricoles. Les viticulteurs français ont démarré leurs tracteurs et ont emprunté les autoroutes pour nous rappeler leur existence. Ils se sentent menacés parce que le monde du Sud offre moins cher et parfois mieux. Dans le fouillis des lois EGalim, ils ont perdu les distances et oublié que leur prix reposait sur leur prospérité. Il faudrait, d’abord, attraper la propre queue.
Il y a quelques années, en pleine crise espagnole, les patrons des mines asturiennes viraient les mineurs, proposant, de même, de les embaucher avec de nouvelles conditions, c’est-à-dire leur offrant les salaires de travailleurs polonais. Si, en Pologne, on pouvait survivre avec 400 € (par mois), on devait le faire aussi en Espagne. Une personne a noté la différence de valeurs et de besoins. Heureusement, l’idée s’est évaporée et lentement, l’Espagne est revenue sur la piste de développement.
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